MO.CO. Montpellier Contemporain = MO.CO. + MO.CO. Panacée + MO.CO. Esba
De la formation jusqu’à la collection, en passant par la production, l’exposition et la médiation, Montpellier Contemporain (MO.CO.) est un écosystème artistique réunissant une école d’art et deux lieux d’exposition : MO.CO. Esba (École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier), MO.CO. Panacée (Centre d’art contemporain) et MO.CO., un espace dédié à l’exposition de collections du monde entier.
“Alter intelligence” est un projet conçu avec un groupe d’étudiant·e·s de 3e année du MO.CO. Esba – Ecole supérieure des beaux-arts de Montpellier, en vue de présenter une exposition à Glassbox-Sud.
Il propose d’explorer des formes d’intelligence et de sensibilité autres que celles communément reconnues par la pensée humaine moderne.
Le projet met en regard, sur un même plan d’attention, des modes de perception animaux, végétaux, artificiels, extraterrestres ou encore issus d’humanités préhistoriques, dans une perspective résolument non-spéciste.
Il s’agit moins de définir ce qu’est l’intelligence que d’en déplacer les contours, en envisageant une pluralité de manières d’habiter, de sentir et d’interagir avec le monde.
L’exposition devient ainsi un espace d’expérimentation où les œuvres cherchent à traduire, évoquer ou fictionner ces altérités, afin de décentrer le regard humain et d’imaginer une écologie élargie des sensibilités.
Vernissage mercredi 18 mars à 18h
Glassbox-sud, 13 rue de Belfort, Montpellier
Depuis 2021, SOL ! La biennale du territoire met en lumière la vitalité de la création contemporaine en Occitanie. Pour cette troisième édition, le MO.CO. et le musée Fabre nouent un partenariat exceptionnel pour rendre hommage à un acteur majeur de la vie artistique montpelliéraine : l'École des beaux-arts. Cette exposition permettra d’explorer une histoire riche, longue et parfois méconnue, où se mêlent héritage académique, expérimentations radicales et ouverture vers l’international.
Héritière de la Société des Beaux-arts de Montpellier fondée en 1779, l’école est intégrée au musée Fabre dès sa création. Réformée en École municipale (1872) puis régionale (1882) des beaux-arts, elle quitte l’enceinte du musée en 1955 et devient, en 1977, l’École supérieure des beaux-arts de Montpellier. Installée en 1984 dans ses locaux actuels, elle est, depuis 2018, l’une des composantes de l’établissement public MO.CO. Au fil de ces 250 années, malgré de profondes évolutions, l’école a su cultiver sa singularité, en formant plusieurs générations d’artistes avec l’ambition de leur assurer à la fois un ancrage local et un tremplin vers la reconnaissance nationale et internationale. Son histoire est traversée par la tension féconde entre transmission et liberté créative.
Inspirée par l’idéal du Siècle des Lumières et l’esprit des Écoles gratuites de dessins, l’école est d’abord le fruit d’un engagement civique et collectif en soutien des artistes. Dès son origine, elle facilite leur mobilité et les échanges entre Montpellier et Paris. De jeunes montpelliérains prometteurs accèdent ainsi à des carrières prestigieuses, comme Alexandre Cabanel et Ernest Michel, qui devint directeur de l’école pendant plus de trente ans. Au début du XXe siècle, cette dynamique se prolonge grâce à l’enseignement de Camille Descossy, Georges Dezeuze et Louis Guigues, et par le succès de Germaine Richier, Valentine Schlegel, Suzanne Ballivet ou encore Pierre Soulages.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, les affinités font groupe, et l’émergence de Supports/Surfaces ouvre une période d’émancipation radicale. Les années 1970 et les décennies suivantes voient, en effet, se développer une scène méridionale foisonnante au rayonnement international, incarnée par Vincent Bioulès, Robert Combas, Daniel Dezeuze, Bernard Frize, François Rouan ou Claude Viallat.
Aujourd’hui, l’école est devenue un véritable laboratoire intégré au MO.CO., qui privilégie transversalité, autonomie et ouverture. Les aînés montrent la voie d’une reconnaissance en France et à l’international, à l’instar d’Abdelkader Benchamma ou de Jean-Baptiste Durand, cinéaste césarisé.
Afin de rendre compte de cette riche histoire, l’exposition réunit des œuvres d’anciens élèves, des origines jusqu’à 2019. En combinant approche chronologique et thématique, elle met en lumière des filiations, des pratiques et des affinités au-delà des générations.
L’exposition fédère également un réseau régional élargi : des prêts importants proviennent du MRAC Occitanie à Sérignan, du Carré d’Art – Musée d’art contemporain de Nîmes et du FRAC Occitanie Montpellier. Des partenariats artistiques sont également noués avec le FRAC Occitanie Montpellier, le Musée Paul Valéry à Sète et les galeries associatives de la ville qui présenteront des artistes issus de l’école.
Sous la direction de Numa Hambursin, directeur général du MO.CO., et Juliette Trey, directrice du musée Fabre.
Commissariat : Caroline Chabrand, Pauline Faure, curatrices, Julie Chateignon, attachée de conservation, Deniz Yoruc, assistante d'exposition au MO.CO. Matthieu Fantoni, conservateur chargé des collections d'art ancien au musée Fabre.
En partenariat avec le musée Fabre.


Du 5 janvier au 31 mars 2026, Paula Garin-Seignol dite Tipoume sera accueillie en résidence à la Cité internationale des arts.
Tipoume développe une pratique transdisciplinaire — installation, vidéos, sculptures, performances — nourrie par les sciences du vivant, la géomorphologie et l’écologie. Fascinée par l’interstice — ce mince intervalle entre deux choses — elle élabore des formes à partir de recherches de terrain, parcourant les espaces naturels comme autant de laboratoires vivants. Chaque pièce commence par une immersion sur le territoire, accompagnée de dispositifs de collecte — microphones, capteurs, caméras — elle explore les zones, les espaces d’entre-deux où se tissent les dialogues. En plaçant l’interstice au croisement du poétique et du scientifique, elle cherche à matérialiser les zones où résident les interdépendances. Cet équilibre fragile de l’entre-deux nous invite à re-poétiser nos relations avec les vivants.
// Dans le cadre du programme « Artistes Demain », une résidence artistique annuelle de trois mois à destination d’un artiste diplômé.e de MO.CO. Esba est organisée, chaque année, en partenariat avec la Cité internationale des arts. Tipoume, lauréate 2025, a été sélectionnée par un jury composé de membres du MO.CO, de la DRAC Occitanie et de professionnels invités, Lydie Marchi, directrice mille formes Montpellier, Virginie Barré, artiste et Souraya Kessaria, chargée des programmes de résidences et des partenariats à la Cité internationale des arts.
« Artistes Demain » est un programme de professionnalisation de MO.CO. Montpellier Contemporain, à destination des diplômé.e.s de MO.CO. Esba, qui englobe de nombreux dispositifs partenariaux de résidences artistiques et d’expositions, organisés du local à l’international. Chaque année, plus d’un.e diplômé.e sur deux est ainsi accompagné-e dans son début de carrière.
Pour en savoir plus sur les admissions 2025 en cours de cursus, rendez-vous par ici : https://www.moco.art/fr/en-cours-de-cursus
Pour en savoir plus sur le concours d'entrée en première année, rendez-vous par ici : https://www.moco.art/fr/en-premiere-annee
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La taxe d’apprentissage est un impôt versé par les entreprises pour financer le développement de l’enseignement et des formations professionnels. Chaque société redevable est libre de choisir, pour une part de cette taxe (13%), l’établissement d’enseignement qui en sera bénéficiaire.
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