MO.CO. Montpellier Contemporain = MO.CO. + MO.CO. Panacée + MO.CO. Esba
De la formation jusqu’à la collection, en passant par la production, l’exposition et la médiation, Montpellier Contemporain (MO.CO.) est un écosystème artistique réunissant une école d’art et deux lieux d’exposition : MO.CO. Esba (École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier), MO.CO. Panacée (Centre d’art contemporain) et MO.CO., un espace dédié à l’exposition de collections du monde entier.
Je ferai le deuxième trait par rapport au premier
EXPO DES COMMISSAIRES #3
Une proposition des étudiant-e-s Zoé Crevoisier, Emma Fasan, Iannis Leonetti, Lucas Marchand
Avec Jeanne Charvet, Idriss Cissé, Louise Crovella, Oriana Dubois de la Patellière, Marie Lemarquand, Emma Podetti, Lilian Rattier, Nikoleta Tzirita Zacharatou
Galerie du MO.CO. Esba, 130 rue Yéhudi Ménuhin, Montpellier
Vernissage mercredi 4 février 2026 à partir de 18h
Du 5 au 7 février 2026
La rencontre advient dans l’imprévu : on se trouve soudain ensemble, au même endroit. Elle peut surgir de manière abrupte ou se révéler comme une occasion précieuse. On retrouve cette ambivalence dans les mots encontre et rencontre, qui désignent deux façons d’aller vers l’autre : l’une marquée par l’incident, l’autre par la possibilité d’un lien.
C’est peut-être de là que naît le geste d’exposer : du hasard des présences et du désir de faire cohabiter des œuvres qui, sans s’être cherchées, entrent en relation. L’exposition se joue dans ces écarts : une dissonance, une résonance, une simple coïncidence peut suffire. Le travail de mise en relation devient central. Il s’agit de créer des points de jonction, d’observer ce qui émerge entre les pièces et de laisser les dialogues se former sans les imposer.
L’exposition s’est construite à partir de contextes de rencontre volontairement mis en place : invitations à travailler ensemble, temps de discussion, moments de confrontation entre les pratiques. Des œuvres et des recherches, qui n’avaient pas vocation à dialoguer, ont été mises en présence. Leur coexistence a produit des écarts, des dialogues, des résonances qui ont constitué la matière même du travail.
Ainsi, nous proposons de considérer cette exposition comme une restitution de ces rencontres. Comme un aperçu, un moment pris dans le courant de ce qui se construit au sein de l’école. Nourrie par un héritage situationniste, elle est pensée comme un espace de recherche plutôt que comme un aboutissement : non pas le terme d’une réflexion, mais le lieu où elle se poursuit.
Dans les propositions plastiques et leurs dialogues, nous espérons que le•la visiteur•euse se reconnaîtra, pris·e dans le mouvement : se surprenant à parler, à comparer, à répondre, initiant à son tour la rencontre.
"Cette exposition a été pensée comme un écho aux dispositifs L’Esprit de l’atelier et Sol ! La biennale du territoire #3, présentés au MO.CO. Panacée et au MO.CO.
Ceux-ci retracent l’historique de ce qu’est une école d’art, en mettant en lumière le travail de diplômé·es des beaux-arts, jeunes ou moins jeunes et anciennement étudiant·es. Dans le prolongement de ces deux parcours, notre proposition pour le Frac Occitanie Montpellier rend compte de notre positionnement actuel de travailleur·euses de l’art en formation. Nous sommes influencé·es par des bouleversements socio-politiques marquants, qui façonnent notre regard du monde contemporain. C’est justement dans ce sillage que prend place notre dispositif, et avec lui plus largement que nous faisons évoluer nos pratiques artistiques. Face à tous ces enjeux, nous décidons de performer nos rôles d’artistes et d’étudiant·es à travers un accrochage chorégraphié, où la mise en espace des œuvres devient elle-même un acte performatif lors du vernissage.
Pour concevoir cette exposition, nous avons travaillé autour de l’œuvre La cour des araignées-paon (2024) de Nils Alix-Tabeling, qui mêle les concepts de performativité sociale et d’hybridation. Ces axes de réflexions et pistes de travail nous ont semblé pertinents comme points de départ pour interroger les interactions entre les œuvres, les espaces et le public, tout en questionnant les postures, les normes et les cadres institutionnels qui structurent le monde de l’art.
Par ailleurs, certain·es étudiant·es ont choisi d’activer la pièce immatérielle de Eva Barto, The Pledge, issue de la série Debt Promises, Collaterals, (2023). Le protocole consiste à sélectionner un objet de valeur quelconque appartenant à l’institution finançant l’exposition, dans l’objectif de le déposer à une compagnie de prêt sur gages, et, potentiellement, en tirer in fine bénéfice. Cette activation, mise en œuvre par Félix Grébaut, Lisa Blondel Fatima Zahra El Manssouri, introduit une réflexion supplémentaire sur la matérialité et la valeur des objets, qu’ils soient œuvres ou éditions, ainsi que les enjeux financiers et les postures adoptées au sein du monde de l’art."
Vernissage le jeudi 29 janvier 2026 à 18h au FRAC Occitanie Montpellier, 4 rue Rambaud à Montpellier
Exposition du 29 janvier au 4 février 2026.
Cette exposition est ouverte uniquement sur rendez-vous au 04 11 93 11 64 ou se@frac-om.org
L’exposition réunit des œuvres de Lisa Blondel & Mathis Charpentier, Louna Breton, Ines Cherigui, Idriss Cissé, Guillaume Clerc, Meenama Dabadie, Damia Dacomo, Manon Desandre, Fatima Zahra El Manssouri, Guillaume Elbès, Félix Grébaut, Solange Lefevre, Marie Lemarquand, Iannis Leonetti, Agata Lomnev Kuznetsova, Marie Lou Maurin, Valentina Mesa Gomez, Chloé Rodelet-Causse, Margot Rouby, Léa Saint-Martin, Mathis Soliveres et Tamara Tochon.
Télécharger le livret d'exposition.
Affiche de l'exposition : Idriss Cissé, Guillaume Clerc et Félix Grébaut.
Édition du livret : Fatima Zahra El Manssouri.
Depuis 2021, SOL ! La biennale du territoire met en lumière la vitalité de la création contemporaine en Occitanie. Pour cette troisième édition, le MO.CO. et le musée Fabre nouent un partenariat exceptionnel pour rendre hommage à un acteur majeur de la vie artistique montpelliéraine : l'École des beaux-arts. Cette exposition permettra d’explorer une histoire riche, longue et parfois méconnue, où se mêlent héritage académique, expérimentations radicales et ouverture vers l’international.
Héritière de la Société des Beaux-arts de Montpellier fondée en 1779, l’école est intégrée au musée Fabre dès sa création. Réformée en École municipale (1872) puis régionale (1882) des beaux-arts, elle quitte l’enceinte du musée en 1955 et devient, en 1977, l’École supérieure des beaux-arts de Montpellier. Installée en 1984 dans ses locaux actuels, elle est, depuis 2018, l’une des composantes de l’établissement public MO.CO. Au fil de ces 250 années, malgré de profondes évolutions, l’école a su cultiver sa singularité, en formant plusieurs générations d’artistes avec l’ambition de leur assurer à la fois un ancrage local et un tremplin vers la reconnaissance nationale et internationale. Son histoire est traversée par la tension féconde entre transmission et liberté créative.
Inspirée par l’idéal du Siècle des Lumières et l’esprit des Écoles gratuites de dessins, l’école est d’abord le fruit d’un engagement civique et collectif en soutien des artistes. Dès son origine, elle facilite leur mobilité et les échanges entre Montpellier et Paris. De jeunes montpelliérains prometteurs accèdent ainsi à des carrières prestigieuses, comme Alexandre Cabanel et Ernest Michel, qui devint directeur de l’école pendant plus de trente ans. Au début du XXe siècle, cette dynamique se prolonge grâce à l’enseignement de Camille Descossy, Georges Dezeuze et Louis Guigues, et par le succès de Germaine Richier, Valentine Schlegel, Suzanne Ballivet ou encore Pierre Soulages.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, les affinités font groupe, et l’émergence de Supports/Surfaces ouvre une période d’émancipation radicale. Les années 1970 et les décennies suivantes voient, en effet, se développer une scène méridionale foisonnante au rayonnement international, incarnée par Vincent Bioulès, Robert Combas, Daniel Dezeuze, Bernard Frize, François Rouan ou Claude Viallat.
Aujourd’hui, l’école est devenue un véritable laboratoire intégré au MO.CO., qui privilégie transversalité, autonomie et ouverture. Les aînés montrent la voie d’une reconnaissance en France et à l’international, à l’instar d’Abdelkader Benchamma ou de Jean-Baptiste Durand, cinéaste césarisé.
Afin de rendre compte de cette riche histoire, l’exposition réunit des œuvres d’anciens élèves, des origines jusqu’à 2019. En combinant approche chronologique et thématique, elle met en lumière des filiations, des pratiques et des affinités au-delà des générations.
L’exposition fédère également un réseau régional élargi : des prêts importants proviennent du MRAC Occitanie à Sérignan, du Carré d’Art – Musée d’art contemporain de Nîmes et du FRAC Occitanie Montpellier. Des partenariats artistiques sont également noués avec le FRAC Occitanie Montpellier, le Musée Paul Valéry à Sète et les galeries associatives de la ville qui présenteront des artistes issus de l’école.
Sous la direction de Numa Hambursin, directeur général du MO.CO., et Juliette Trey, directrice du musée Fabre.
Commissariat : Caroline Chabrand, Pauline Faure, curatrices, Julie Chateignon, attachée de conservation, Deniz Yoruc, assistante d'exposition au MO.CO. Matthieu Fantoni, conservateur chargé des collections d'art ancien au musée Fabre.
En partenariat avec le musée Fabre.


Le MO.CO. Esba vous ouvre ses portes ! Une invitation à rencontrer les équipes qui font la vie de l’école et s’informer sur le concours d’entrée, le cursus, les diplômés, le programme pédagogique.
Rendez-vous le samedi 7 février 2026 de 10h à 17h au MO.CO. Esba, 130 rue Yéhudi Ménuhin, Montpellier.

Du 5 janvier au 31 mars 2026, Paula Garin-Seignol dite Tipoume sera accueillie en résidence à la Cité internationale des arts.
Tipoume développe une pratique transdisciplinaire — installation, vidéos, sculptures, performances — nourrie par les sciences du vivant, la géomorphologie et l’écologie. Fascinée par l’interstice — ce mince intervalle entre deux choses — elle élabore des formes à partir de recherches de terrain, parcourant les espaces naturels comme autant de laboratoires vivants. Chaque pièce commence par une immersion sur le territoire, accompagnée de dispositifs de collecte — microphones, capteurs, caméras — elle explore les zones, les espaces d’entre-deux où se tissent les dialogues. En plaçant l’interstice au croisement du poétique et du scientifique, elle cherche à matérialiser les zones où résident les interdépendances. Cet équilibre fragile de l’entre-deux nous invite à re-poétiser nos relations avec les vivants.
// Dans le cadre du programme « Artistes Demain », une résidence artistique annuelle de trois mois à destination d’un artiste diplômé.e de MO.CO. Esba est organisée, chaque année, en partenariat avec la Cité internationale des arts. Tipoume, lauréate 2025, a été sélectionnée par un jury composé de membres du MO.CO, de la DRAC Occitanie et de professionnels invités, Lydie Marchi, directrice mille formes Montpellier, Virginie Barré, artiste et Souraya Kessaria, chargée des programmes de résidences et des partenariats à la Cité internationale des arts.
« Artistes Demain » est un programme de professionnalisation de MO.CO. Montpellier Contemporain, à destination des diplômé.e.s de MO.CO. Esba, qui englobe de nombreux dispositifs partenariaux de résidences artistiques et d’expositions, organisés du local à l’international. Chaque année, plus d’un.e diplômé.e sur deux est ainsi accompagné-e dans son début de carrière.
Pour en savoir plus sur les admissions 2025 en cours de cursus, rendez-vous par ici : https://www.moco.art/fr/en-cours-de-cursus
Pour en savoir plus sur le concours d'entrée en première année, rendez-vous par ici : https://www.moco.art/fr/en-premiere-annee
Devenez partenaire privilégié de notre établissement par le versement de votre taxe d’apprentissage au MO.CO. Esba - Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier !
La taxe d’apprentissage est un impôt versé par les entreprises pour financer le développement de l’enseignement et des formations professionnels. Chaque société redevable est libre de choisir, pour une part de cette taxe (13%), l’établissement d’enseignement qui en sera bénéficiaire.
Le livret de l'étudiant 2025 - 2026 est disponible par ici !