MO.CO. Montpellier Contemporain = MO.CO. + MO.CO. Panacée + MO.CO. Esba

De la formation jusqu’à la collection, en passant par la production, l’exposition et la médiation, Montpellier Contemporain (MO.CO.) est un écosystème artistique réunissant une école d’art et deux lieux d’exposition : MO.CO. Esba (École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier), MO.CO. Panacée (Centre d’art contemporain) et MO.CO., un espace dédié à l’exposition de collections du monde entier. 

Contrairement à la quasi-totalité des projets d’expositions qu’un·e curateur·ice peut être amené·e à accompagner, celui qui consiste à réunir l’ensemble des étudiant·es d’une même promotion, au moment même où ils et elles s’apprêtent à quitter l’école, se distingue par l’absence d’un dénominateur commun qui donnerait à la proposition une direction distincte. Il faut donc d’emblée l’avouer : hormis un lien principalement circonstanciel – qui aura rapproché pendant cinq ans, plus ou moins au même endroit et auprès d’une même équipe pédagogique, les artistes ici réuni·es – aucune unité thématique, conceptuelle ou formelle ne vient donner à cette exposition son identité propre. Nous pourrions certes avancer que c’est justement dans cette multiplicité, qui fait la part belle à des singularités fortes et à des pratiques qui, bien qu’émergentes, se signalent déjà par leur complexité et leur maturité, que se fixe l’image juste de ce qui marque cette génération. Mais cela reviendrait tout de même à mettre de côté un sentiment communément partagé par celles et ceux qui sont désormais diplômé·es du MO.CO. : l’impatience, et parfois même l’excitation, d’appréhender de nouveaux contextes, de nouvelles interactions, de nouvelles règles. C’est ainsi que s’est formée l’exposition « hello goodbye » dont le titre, emprunté aux Beatles, qui dit moins un hommage qu’un état de seuil : celui d’une fin d’études partagée entre l’élan vers ce qui s’ouvre et la conscience de ce qui se termine. Franck Balland

Chaque année, le MO.CO. Esba invite une personnalité du monde de l’art (critiques d'art et commissaire d'exposition) pour réaliser l’exposition des diplômé-e-s de 5ème année.
Après Eva Barois de Caevel en 2022, Yann Chevallier en 2023, Lila Torquéo en 2024, Sophie Lapalu en 2025, Franck Balland est invité à travailler pendant l’année universitaire pour concevoir et produire leur première exposition en tant que jeunes artistes, une fois diplômé-e-s à la fin de l’année.

Artistes : Gilian Barcelo, Eloïse Caracotch, Mathis Charpentier, Zoé Crevoisier, Louise Crovella, Alexandre Duboc-Simoes, Oriana de Medeiros, Myra Eschauzier, Alicia Fonseca, Gabriela Fuentes Miranda, Chloé Héreau, Rayan Hevin, Juliette Klopp, Varvara Klymenko, Suzy Kokot, Emery Lichtenstein, Maël Matelet, Sarah Michelin, Elina Pechena, Cloé Poussou, Lilian Rattier, Louna Raynaud, Ambre Sinibaldi, Nikoleta Tzirita Zacharatou

Curator invité : Franck Balland

Informations pratiques

Les Echelles de la Ville, 1 place Paul Bec 34000 Montpellier
Du 27 juin au 9 juillet 2026, du mardi au samedi de 14h à 19h.
Entrée libre et gratuite.

Vernissage le vendredi 26 juin 2026 à 12h30 ; exposition ouverte jusque 21h
Entrée libre et gratuite. 

CONCOURS 2026
Résultats Candidats Hors ParcourSup

HARNICHARD Marius 
JEDWAB Léa 
MARTEL-MAYA Louise 
PALINI Paolo


IMPORTANT : Les lauréats ont jusqu'au 10 juin 2026 pour confirmer leur inscription, par mail à scolarite@moco.art

Depuis 2021, SOL ! La biennale du territoire met en lumière la vitalité de la création contemporaine en Occitanie. Pour cette troisième édition, le MO.CO. et le musée Fabre nouent un partenariat exceptionnel pour rendre hommage à un acteur majeur de la vie artistique montpelliéraine : l'École des beaux-arts. Cette exposition permettra d’explorer une histoire riche, longue et parfois méconnue, où se mêlent héritage académique, expérimentations radicales et ouverture vers l’international.

Héritière de la Société des Beaux-arts de Montpellier fondée en 1779, l’école est intégrée au musée Fabre dès sa création. Réformée en École municipale (1872) puis régionale (1882) des beaux-arts, elle quitte l’enceinte du musée en 1955 et devient, en 1977, l’École supérieure des beaux-arts de Montpellier. Installée en 1984 dans ses locaux actuels, elle est, depuis 2018, l’une des composantes de l’établissement public MO.CO. Au fil de ces 250 années, malgré de profondes évolutions, l’école a su cultiver sa singularité, en formant plusieurs générations d’artistes avec l’ambition de leur assurer à la fois un ancrage local et un tremplin vers la reconnaissance nationale et internationale. Son histoire est traversée par la tension féconde entre transmission et liberté créative.

Inspirée par l’idéal du Siècle des Lumières et l’esprit des Écoles gratuites de dessins, l’école est d’abord le fruit d’un engagement civique et collectif en soutien des artistes. Dès son origine, elle facilite leur mobilité et les échanges entre Montpellier et Paris. De jeunes montpelliérains prometteurs accèdent ainsi à des carrières prestigieuses, comme Alexandre Cabanel et Ernest Michel, qui devint directeur de l’école pendant plus de trente ans. Au début du XXe siècle, cette dynamique se prolonge grâce à l’enseignement de Camille Descossy, Georges Dezeuze et Louis Guigues, et par le succès de Germaine Richier, Valentine Schlegel, Suzanne Ballivet ou encore Pierre Soulages.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, les affinités font groupe, et l’émergence de Supports/Surfaces ouvre une période d’émancipation radicale. Les années 1970 et les décennies suivantes voient, en effet, se développer une scène méridionale foisonnante au rayonnement international, incarnée par Vincent Bioulès, Robert Combas, Daniel Dezeuze, Bernard Frize, François Rouan ou Claude Viallat.

Aujourd’hui, l’école est devenue un véritable laboratoire intégré au MO.CO., qui privilégie transversalité, autonomie et ouverture. Les aînés montrent la voie d’une reconnaissance en France et à l’international, à l’instar d’Abdelkader Benchamma ou de Jean-Baptiste Durand, cinéaste césarisé.

Afin de rendre compte de cette riche histoire, l’exposition réunit des œuvres d’anciens élèves, des origines jusqu’à 2019. En combinant approche chronologique et thématique, elle met en lumière des filiations, des pratiques et des affinités au-delà des générations.

L’exposition fédère également un réseau régional élargi : des prêts importants proviennent du MRAC Occitanie à Sérignan, du Carré d’Art – Musée d’art contemporain de Nîmes et du FRAC Occitanie Montpellier. Des partenariats artistiques sont également noués avec le FRAC Occitanie Montpellier, le Musée Paul Valéry à Sète et les galeries associatives de la ville qui présenteront des artistes issus de l’école.

Sous la direction de Numa Hambursin, directeur général du MO.CO., et Juliette Trey, directrice du musée Fabre.
Commissariat : Caroline Chabrand, Pauline Faure, curatrices, Julie Chateignon, attachée de conservation, Deniz Yoruc, assistante d'exposition au MO.CO. Matthieu Fantoni, conservateur chargé des collections d'art ancien au musée Fabre.
En partenariat avec le musée Fabre.

Musée Fabre

 

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