Tamara GAVRILOV

DNSEP 2025

Étudiante en dernière année aux Beaux-Arts de Montpellier, j’ai pendant cette période réussie à surligner mes failles, mes peurs, mes douleurs, pour en faire des forces plastiques. J’ai compris que l’écriture était l’expression de toustes. Des mal aimé.es, des plus grand.es, des plus pauvre.es, des indiférent.es, des charismatique.es, des amoureux.se, des redouté.es. Celleux qui m’ont interpellé.es, ce sont les personnes que l’on ne voit pas, ou plus. Celleux où leurs photos trônent dans les cimetières, ou dans les petites boîtes en bois des vide-greniers de quartier. Mon travail s’articule sous forme de protocole : j’ai une photographie d’inconnu.es devant moi, j’écris un récit fictionnel et je transforme ce dernier en installation, en sculpture, en odeur, ou en vidéo. Dans mes installations j’intègre toujours une partie du texte, et la photographie de la personne. Parler des autres, c’est parler de moi et je ne parlerais jamais aussi bien de moi qu’au travers des autres.