Arthur MONTEILLET
Ma pratique s’articule autour de la fiction et de la réalité, je m’interroge sur comment celles-ci peuvent s’impacter mutuellement. Je puise dans l’imagerie de la pop culture, du cinéma fantastique et d’horreur, plus particulièrement celle des monstres qui sont pour moi une matrice de possibilités infinies car ils ne sont soumis à aucune règle si ce n’est de dévier de la norme par l’apparence ou le comportement. Les notions d’hybridation et de potentialité sont centrales dans mon travail.
J’essaie de créer des morceaux de fictions, comme si l’on avait découpé la pellicule d’un film et qu’on la regardait à la lumière. Des scènes qui laissent imaginer une suite possible, qui invitent à imaginer ou entrevoir autre chose.
La céramique et le silicone sont les deux matériaux prédominants dans ma pratique, la céramique me permet une liberté de formes presque infinie et m’offre un droit à l’erreur avant d’être figée dans une mutation alchimique : l’émaillage ! L’utilisation du silicone rejoint l’idée de liberté dans ma pratique car mes dessins peuvent sortir du cadre habituel de la feuille blanche et muter vers le sol, les murs et les fenêtres dans des formes molles et instables.