Sophia SCHOTEL

DNSEP 2025

J'explore les relations qu’on entretient avec les espaces qui nous entourent et comment on les habite, souvent en détournant les codes qui régissent les pratiques ancrées dans ces lieux, virtuels ou réels. Ça crée des frictions souvent incongrues, des fois interdites, drôles, absurdes, grotesques, étranges. La fiction, je m’en sers, mais elle sait rester discrète. Je mets plus en scène parce que c’est toujours vrai, c’est toujours honnête, c’est toujours intime. Je me demande comment garder des traces de que je traverse individuellement et collectivement. Par l’écriture et la dérision, je travaille activement à comprendre comment mettre fin à cette société de merde. Je n’invente rien, je pars du réel, d’anecdotes personnelles ou trouvées ou racontées ou entendues, de coutumes, d’images que je réutilise, détourne, étend, éloigne de leur point de départ en le laissant exister, ou pas pour leur donner un sens plus large. Je mets en avant ce qu’on regarde même pas même quand on l’a devant les yeux. Je veux que mon travail ressemble à ça : je veux que tu pleures en regardant un cordon bleu.