Pourrir dans un monde libre 
Max Hooper Schneider
12 février – 24 avril 2022
Vernissage le vendredi 11 février, 18h
MO.CO. Panacée  

Pourrir dans un monde libre

Max Hooper Schneider 

« Prédire quelles espèces survivront à la crise écologique n’est pas le fruit de certitude, mais de spéculation. Ce que l’on sait cependant, c’est que les héritiers de la planète seront ceux qui, tout comme les extrêmophiles, seront capables de prospérer sur le substrat luxuriant de la pourriture humaine accumulée au cours des siècles de destruction volontaire que beaucoup ont caractérisée comme le rapport de l’homme à la nature. » – Max Hooper Schneider . 

Ce printemps, le MO.CO. Panacée organise la première exposition monographique de l’artiste américain Max Hooper Schneider dans une institution européenne.

Pourrir dans un monde libre – dont le titre est une référence à la chanson éponyme du groupe de death metal Carcass – est une carte blanche à l’artiste. Il investit l’ensemble des espaces du MO.CO. Panacée, dans lesquels il présente des paysages en mutation, ce qu’il appelle des jardins « médico-légaux » (forensic gardens).

L’exposition comprend une dizaine de sculptures récentes, certaines cinétiques, qui aborde par leurs matériaux assujettis aux usures du temps – pourrissement, fragmentation, fossilisation, mécanisation, changements d’odeur et de couleur – les contradictions inhérentes à la confrontation avec la mort ou la perte. Le MO.CO. Panacée présente également une série de nouvelles œuvres – sculptures, dessins, vidéos, installations immersives – produites en collaboration avec des acteurs du territoire lors d’une résidence de recherche et de production à Montpellier. 

 

Biographie

Max Hooper Schneider

Né en 1982 à Los Angeles, Etats-Unis.
Vit et travaille à Los Angeles, Etats-Unis.

Formé en biologie marine et architecture de paysage, la pratique de Hooper Schneider se situe au croisement de l’art et de la science et comprend souvent diverses collaborations avec des chercheurs, artisans, créateurs et fabricants afin d’imaginer de nouveaux écosystèmes où l’artificiel et l’organique, l’humain et le non-humain se fusionnent, s’infectent, s’hybrident et se contaminent prenant de formes inédites.

Hooper Schneider a bénéficié notamment d’expositions personnelles à High Art (Paris), au Hammer Museum et Jenny’s (Los Angeles, Californie) parmi d’autres. Son travail a été présenté dans des expositions de groupe au Salon d’octobre, Biennale de Belgrade ; 16eBiennale d’Istanbul ; 13e Triennale de Pays Baltes (Vilnius, Lituanie ; et Riga, Lettonie) ; au Musée d’art moderne de la ville de Paris ; ou à la High Line (New York, NY).

 


Visuel de l'exposition Pourrir dans un monde libre