De la formation jusqu’à la collection, en passant par la production, l’exposition et la médiation, Montpellier Contemporain (MO.CO.) est un écosystème artistique réunissant une école d’art et deux lieux d’exposition : MO.CO. Esba (École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier), MO.CO. Panacée (Centre d’art contemporain) et MO.CO. Hôtel des collections, un espace dédié à l’exposition de collections du monde entier.

 

Le MO.CO. Hôtel des collections : un espace d'exposition dédié aux collections publiques ou privées du monde entier.

MOCO Montpellier contemporain

Fort de sa position géographique centrale, le MO.CO. Hôtel des collections est l’entité principale de Montpellier Contemporain. Inauguré en juin 2019 au sein de l’ancien Hôtel Montcalm, il joue  le rôle de plateforme culturelle de la métropole. Sans collection permanente, cet espace est dédié à l’exposition de collections publiques ou privées, provenant du monde entier. Qu’elle soit collective, individuelle, thématique, historique, chacune des expositions a la particularité de présenter une collection spécifique : celle d’une fondation, d’un collectionneur privé, d’une entreprise, d’un musée ou même d’un artiste. Des collections qui, pour la plupart, sont dévoilées pour  la première fois au grand public.
 

Un lieu de vie et d’émulation pour tous

Cosmopolite et dans l’air du temps, le MO.CO. offre à tous les publics la possibilité de participer pleinement à l’art  de notre temps. Le MO.CO. Hôtel des collections a été pensé comme un véritable lieu de vie où l’ensemble de la population, toutes générations confondues, aura plaisir à se retrouver au-delà du programme d’exposition. En effet, le restaurant, le parc mais aussi la librairie et l’espace boutique du rez-de-chaussée (renouvelé de manière saisonnière) sont des espaces conviviaux qui viennent rythmer la vie quotidienne montpelliéraine, de jour comme de nuit.  

Des œuvres d’art, en libre accès

Au-delà des trois expositions temporaires présentées chaque année, le MO.CO. Hôtel des collections est voué à accueillir des  interventions d’artistes en lien direct avec son architecture. Avant même de pénétrer dans les espaces d’exposition, les visiteurs sont ainsi invités à découvrir librement des  propositions artistiques originales.  
 
Un parti pris pleinement intégré à la proposition architecturale de Philippe Chiambaretta, « un travail de réenchantement  du MO.CO. (ex Hôtel Montcalm) par l’action d’artistes qui transformeront le fonctionnel en fictionnel. Ce projet  se déroulera en trois séquences : le Jardin magique, l’Hôtel réenchanté et la Cour des fêtes. »

Le jardin des cinq continents, un jardin-atlas imaginé par Bertrand Lavier

Bertrand Lavier, à qui l’espace du parc a été confié pour la réalisation d’une œuvre pérenne, a travaillé sur un jardin en forme de mappemonde, composé d’espèces végétales  du monde entier, choisies en concertation avec le jardinier, paysagiste, botaniste et biologiste Gilles Clément et la branche montpelliéraine de l’agence de paysage Coloco.

Ce projet s’inscrit par essence sur la durée, le temps naturel nécessaire à l’évolution végétale au fil des saisons : temps  de plantation, de pousse et d’évolution, animaux paisibles, sans prédateurs, lents… Deux tortues habitent cet espace vivant.

Le jardin est divisé en deux parties : l’une pénétrable, et l’autre non. Une fontaine, également conçue par l’artiste, viendra s’intégrer au centre de cet atlas planté en octobre 2019.

Ce jardin, créé pour le MO.CO., est le premier jamais réalisé  par l’artiste.

L’Hôtel réenchanté : des interventions artistiques sur le bâtiment

Au-delà du jardin, le bâtiment réhabilité comprend deux premières interventions artistiques : l’une dans le restaurant/bar, l’autre sur la façade côté parc.

  • Espace restaurant/bar : Idle Mode de Loris Gréaud

À partir des plans froissés du bâtiment, l’artiste loris Gréaud a créé pour le bar du MO.CO. Hôtel des collections une suspension lumineuse en néons qui sublime cet espace dédié au partage et à la convivialité. « Idle mode » désigne dans le langage du jeu vidéo ce moment où le joueur est en pause et ne touche plus aux manettes. Très souvent les concepteurs du jeu prévoient une animation en boucle pour que le personnage continue d’être « en vie » dans l’attente de la reprise du jeu. Ici, « idle mode » désigne la capacité de l’œuvre à s’activer ou non. Lorsque l’espace est habité par les visiteurs du bar, le dispositif est une suspension lumineuse nécessaire à l’éclairage de l’espace. Lorsque le bar se vide, l’œuvre entre progressivement en mouvements et en pulsations. La lumière vibre et varie. Des fragments sonores du  livre révolution électronique de William S. burroughs, interprétés par abel Ferrara, se font entendre. Le lieu  est dès lors en « idle mode ». Idle Mode fonctionne comme une mise en abime du lieu d’art, il en épouse l’architecture, éclaire les visiteurs,  crée des formes et des images mentales.

  • Façade/ Côté parc

La façade principale du MO.CO. Hôtel des collections est le théâtre d’interventions artistiques renouvelées chaque année. Pour l’inauguration, c’est à Mimosa Echard  qu’a été confiée cette première intervention artistique. L’artiste a combiné des images basse résolution issues d’un de ses premiers téléphones portables : selfie, papillon des Cévennes posé sur un miroir, reflet irisée d’une vitre... l’agrandissement forcé, le jeu de superpositions, la tension entre nature et technologies révèlent la poésie  de la matière pixel et produisent une image trouble sur la façade du MO.CO. Hôtel des collections. La technique de la vitrauphanie tout en transparence, un film autocollant appliqué sur la vitre de l’entrée, accompagne le visiteur en douceur et brouille la frontière entre extérieur et intérieur.
 

La Cour des fêtes, un espace événementiel modulable, en plein cœur de la ville

Enfin, le MO.CO. propose également un espace de liberté, à réinventer au fil des collaborations (artistes, étudiants,  entreprises, associations…). La Cour des fêtes de 640m2 située à l’arrière du bâtiment est un espace totalement dédié à l’événementiel. Un lieu qui peut être réinventé au gré de la programmation artistique du MO.CO. La Cour des fêtes peut également être entièrement privatisée par des entreprises, afin de rassembler et fédérer leurs clients et/ou collaborateurs dans un cadre unique, hors du temps, et au plus près des valeurs d’innovation qu’incarne l’art contemporain.

 

MO.CO. Panacée, centre d'art contemporain à Montpellier

MOCO Panacée, centre d'art contemporain

Un laboratoire de la création émergente

Le deuxième chaînon du MO.CO., la Panacée, dédie sa programmation et ses espaces (1000 mètres carrés)  aux artistes émergents, avec une grande place laissée à l’interdisciplinarité et l’évènementiel. Réorienté depuis la genèse du projet MO.CO. et avant  l’ouverture de son entité principale, le centre d’art contemporain la Panacée présente aujourd’hui à Montpellier plusieurs expositions de façon simultanées, consacrant des artistes émergents comme déjà « historiques ». 

Un lieu d’effervescence

Depuis 2017, ce sont plus de 120 000 visiteurs annuels qui  se sont rendus à la Panacée pour découvrir les expositions présentées sous la direction artistique de Nicolas Bourriaud. Les médiateurs culturels du MO.CO. (historiens d’arts, étudiants en art, ou professionnels du secteur) sont présents dans  les espaces d’exposition pendant toute la durée d’ouverture. Ils incarnent la volonté forte du MO.CO. de donner la possibilité à ses visiteurs, amateurs ou curieux, de développer leur pensée critique et leur sensibilité, et de dialoguer autour des œuvres  et des artistes (format d’accompagnement gratuit et accessible à tous). Tout au long de l’année, le service des publics conçoit  un programme de visites, d’ateliers et de rencontres autour des expositions. La Panacée accueille près de 800 groupes par an (scolaires, associations, établissements spécialisés, entreprises, etc.). Les médiateurs culturels élaborent des outils (livrets de visite, dossier pédagogique, journal du petit visiteur) et des dispositifs de médiation qui permettent aux enfants comme aux adultes de s’initier à la création d’aujourd’hui. Cette volonté de s’ouvrir aux publics, de décloisonner l’accès  à l’art et à la culture, de rendre accessible la création contemporaine demeure au cœur du projet MO.CO. 

 

MO.CO. Esba, une école pilote à Montpellier au rayonnement international

ESBA Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier

L’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier est un établissement d’enseignement supérieur qui délivre le Diplôme national d’art (DNA) option art, en 3 années d’études, et le Diplôme national Supérieur d’expression Plastique (DNSEP) option art, conférant le grade de Master, en 5 années d’études. MO.CO. Esba forme des artistes, des créateurs et des  professionnels dans le champ de l’art contemporain.

Désormais intégrée à l’établissement public de coopération culturelle MO.CO., l’Esba - Ecole Supérieure des Beaux-Arts Montpellier Contemporain, se transforme en une école d’excellence, résolument tournée vers l’international. Elle offre à ses étudiants une totale immersion dans le projet du MO.CO. La rentrée 2018/19 sera l’occasion d’accueillir environ 200 étudiants. Un nombre de candidatures record - 300 dossiers pour 50 admissions en première année. Pour la première fois en 2018, 100% des étudiants de l’Esba ont décidé de poursuivre leur cursus à Montpellier. Dynamique, la formation dispensée par une équipe d’enseignants constituée de 22 artistes et de multiples intervenants ponctuels (artistes, commissaires ou critiques) permet aux étudiants de développer leur singularité et créativité. Elle place d’emblée les étudiants dans une capacité de création et d’échanges au niveau national et international. 

Un bouillonnement artistique en synergie avec les deux lieux d’exposition du MOCO.

Depuis 2017 et la création du MO.CO., le cursus a été revu  pour intégrer pleinement les étudiants à la vie du lieu et les faire participer aux activités de la Panacée et du MO.CO. Hôtel des collections, les deux espaces d’expositions de Montpellier Contemporain: 

  • Des rencontres et visites d’ateliers à l’école à destination des étudiants de 4 et 5ème années organisées avec les artistes, curators et critiques invités par le centre d’art contemporain.  
     
  • Un riche programme de conférences, tables rondes, projections mis en place à La Panacée et intégré au cursus des étudiants.
     
  • Des stages organisés pour tous les étudiants de 2 et 4ème années de l’ESBA qu’ils réalisent au sein du service programmation (expositions/médiation), régie ou communication.

Les artistes, curators, critiques d’art et professionnels du monde de l’art invités par le MO.CO. pour les projets d’expositions, de résidences artistiques ou d’actions culturelles sont eux aussi pleinement engagés auprès des étudiants de l’Esba. Deux grands programmes pédagogiques ont été mis en place avec pour objectif de favoriser le partage d’expérience, les rencontres et les collaborations avec des professionnels du monde de l’art :

  • Un curator invité à l’année pour l’exposition des diplômés de l’Esba

Après Bernard Marcadé invité à travailler avec les 5ème années pour réaliser l’exposition Kermesse en 2018 à la Panacée, c’est Stéphanie Moisdon, cette année, qui imaginera un dispositif inédit avec les futurs diplômés pour l’exposition 2019.
Elle participera également à l’édition qui sera réalisée par le MO.CO. de manière à accompagner et offrir à ces jeunes artistes, des textes critiques sur leur travail et un outil essentiel pour lancer leurs carrières dans le réseau professionnel de l’art contemporain.

  • Un artiste invité à l’année pour collaborer sur un projet artistique avec les étudiants

En 2017/18, Bob & Roberta Smith, artiste britannique invité par la Panacée pour Activist, sa première rétrospective, a réalisé une série de workshops sur l’année avec les étudiants et une exposition avec eux dans la galerie de l’Esba.
En 2018/2019, Fabrice Hyber travaille à un projet spécifique in situ dans le cadre de temps de rencontres, travail et workshops avec les étudiants et l’équipe du MO.CO.

Une résidence universitaire au cœur d’un centre d’art, en partenariat avec le CROUS

Seul centre d’art en France à compter en son sein une résidence universitaire, la Panacée accueille ainsi chaque année 59 étudiants en filière artistique. Ces appartements, gérés par le CROUS et situés au sein même du centre d’art, sont habités pour la moitié par des étudiants de l’Esba, leur permettant ainsi de s’immerger pleinement dans la vie du lieu, notamment par le biais de projets artistiques élaborés avec le service des publics du MO.CO. Le programme « Chambres avec vues »  par exemple, leur offre une carte blanche pour imaginer un événement en lien avec l’exposition d’été de La Panacée.

SAISON 6 : un nouveau dispositif original post-diplôme

Dans le cadre de son développement international, Montpellier Contemporain a créé en 2018 un dispositif de résidences et de recherche à destination des artistes diplômés de l’Esba. Après l’obtention de leur DNSEP, les diplômés ont la possibilité de postuler pour le programme SAISON 6.  Les lauréats pourront développer pendant une année leur pratique et se constituer un réseau professionnel en étant impliqués dans des événements majeurs de l’actualité artistique. Le programme s’articule autour de la participation à des biennales et grandes expositions internationales partenaires du MO.CO.

Pour la promotion 2018/2019, SAISON 6 se déroule à la biennale de Kochi-Muziris en Inde, la biennale de Venise en Italie et la biennale d’Istanbul en Turquie.

Programme soutenu par l’Institut Français.